Modavie : 45 000€ pour préserver un bout de forêt dédiée à l’expérimentation collective

Un lieu à partager

Modavie c’est le surnom affectueux donné à une ancienne carrière de grès dont l’exploitation a cessé en 1965. Depuis, les arbres ont poussé, les anciennes routes se sont transformées en sentiers sinueux et seules quelques ruines et chariots rouillés témoignent de l’ancienne affectation du site.

Cela fait maintenant plus de dix ans que ces 15 hectares de forêts ont été rachetés par une bande de copain‧e‧s militant‧e‧s avec quelques sous mais surtout avec la volonté de préserver l’ensauvagement (entendre ici le joyeux bordel organique qu’implique un demi-siècle d’interventions humaines limitées) des lieux tout en expérimentant d’autres manières de vivre ensemble et de coexister avec la nature.

L’ancienne carrière se situe en surplomb de la vallée du Hoyoux et offre de nombreuses vues panoramiques.

Où en est la levée de fonds ?

Mis à jour le 3 juin 2021

La genèse

C’est ainsi qu’en 2009 la coopérative « Acterres » devient propriétaire des lieux pour la somme de 90 000€ et que plusieurs dynamiques de vie communautaire se succèdent sur le terrain. Rattrapé‧e‧s par les lois étroites de l’urbanisme, les occupant‧e‧s sont sommé‧e‧s de régulariser la situation : en 2019, l’aventure prend un autre tournant. Menacé‧e‧s d’amendes conséquentes, les occupant‧e‧s doivent déconstruire les installations qualifiées d’illégales. La mort dans l’âme, les cabanes et les ruines retapées sont démontées pour attester de la bonne volonté des responsables de la coopérative et afin d’obtenir un jugement favorable à l’issue d’un procès qui aurait pu sonner le glas de l’expérimentation collective.

Quelques soirées de soutien plus tard, la majorité des frais juridiques (près de 6000€) sont couverts et la volonté d’insuffler une nouvelle énergie dans les lieux fait son bout de chemin. En effet, la forme juridique de coopérative montre ses limites tant dans les coûts annuels que représentent sa gestion que par la volonté de certaines personnes, dont les réalités ont évolué en dix ans, de récupérer la valeur de leurs parts.

C’est pourquoi, la Fondation Marius Jacob a été sollicitée pour faciliter les démarches administratives et juridiques de rachat tout en garantissant la dimension collective de la propriété et permettant d’ouvrir le lieu à de nouvelles énergies et aux collectifs qui en auraient l’envie. Pour simplifier la gestion du lieu, la fondation cèdera toutes les responsabilités à une ASBL prochainement constituée.

Après les décomptes au seins de membres de la coopérative, c’est la somme de 45 000€ qu’il faudra réunir, sans possibilité de récupérer ses parts. La majorité des membres de la coopérative ne désirant pas récupérer leur argent.


Plusieurs plateaux sont aménageables et permettent une cohabitation respectueuse de la tranquillité de chacun‧e.


Un horizon de possibilités :

Outre la volonté d’introduire des permis nécessaires à la réhabilitation des ruines présentes sur le plateau à travers des moments de chantiers participatifs, le futur de la Modavie est à co-construire entre toutes les personnes désireuses de s’y projeter.

En vrac, voici une liste des possibles sur ce terrain :

  • Lieu de détente et de contemplation dans un cadre forestier bucolique ;
  • Espace de rencontres, de discussions et d’organisation ;
  • Possibilité d’y organiser des stages et autres activités en nature pour les jeunes et moins jeunes ;
  • Moments d’ateliers et de chantiers participatifs pour le partage de connaissances et pratiques liées au Low-Tech, à la critique du « progrès », à l’herboristerie, … ;
  • Espace calme pour des résidences artistiques, d’écriture, de mise au vert de collectifs, …

Un espace de retraite pour s’extraire des logiques de domination et d’exploitation

Il nous apparaît évident et nécessaire que pour une cohabitation harmonieuse il faudra s’accorder sur des valeurs défendues et partagées et que cela se traduise par exemple par l’adhésion à une charte. De nombreuses personnes sont investies de différents champs de luttes telles que le féminisme, la solidarité avec les personnes exilées, l’anti-productivisme, le droit au logement, …

Ces luttes font partie de l’essence de l’aventure et les comportements oppressifs y seront déconstruits et combattus.

Une charte sera prochainement co-rédigée pour poser un cadre commun. Un moment sera prévu sur place cet été. Si vous désirez y participez, faites-le nous savoir en nous contactant à m0dav1e@protonmail.com.

Nous contacter

Envoyez-nous un mail à m0dav1e@protonmail.com expliquant l’objet de la demande.

Nous soutenir

Toute forme de soutien est la bienvenue. Le plus simple reste évidemment de nous faire un don sur le compte de la fondation avec la communication « Modavie ». Mais si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à prendre contact avec nous.


IBAN: BE65 5230 8110 3896
BIC : TRIO BE BB
Banque : Triodos Bank
Nom : Fondation Marius Jacob
Communication : Modavie